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Syndicate - Nous faisons le mal et nous le faisons bien

Retro and Magic

Rares sont les jeux où le joueur est invité à incarner un méchant, un mauvais, une ordure de la pire espèce. Si deux jeux, GTA et Dungeon Keeper, sont considérés comme pionniers en la matière, Bullfrog, développeur de Dungeon Keeper, n’en était pas à son coup d’essai en la matière. Déjà au début des années 90 il proposait de se glisser dans la peau d’une corporation futuriste à l’éthique plus que douteuse.

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SYNDICATE - 1993 PC - BULLFROG / ELECTRONIC ARTS

Dans un futur dystopien pas si lointain, les Syndicats, de tentaculaires conglomérats industriels, se livrent un combat sans merci pour la domination économique mondiale. Le joueur doit créer son propre Syndicat puis diriger les actions de ses commandos de cyborgs surarmés. Ceux-ci sont envoyés aux quatre coins du monde pour assassiner, kidnapper, saboter et détruire, avec comme objectif final bien entendu d’éliminer purement et simplement la concurrence.

Syndicate se présente comme un jeu de stratégie en temps réel dans lequel on dirige une équipe de quatre agents. Entre chaque mission, on dépense l’argent récolté pour faire évoluer les armes et équipements de ses poulains pour faire face à une opposition toujours plus vindicative. Toutes les missions de Syndicate prennent place dans un environnement urbain, rempli de civils, de véhicules et de forces de l’ordre qui voient dans l’ensemble vos actions d’un assez mauvais Å“il. Heureusement, le joueur a à sa disposition un appareil appelé Persuadotron, qui permet d’implanter une puce électronique dans la nuque d’un personnage pour en faire un esclave docile et de la chair à canon bon marché. N’est-ce pas délicieusement amoral ?

Un add-on pour Syndicate vit également le jour en 1994. Baptisé American Revolt, il propose de nouvelles missions à la difficulté élevée.

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SYNDICATE WARS - 1996 PC - BULLFROG / ELECTRONIC ARTS

Passée étonnament inaperçue, la suite de Syndicate porte le nom de Syndicate Wars. La guerre corporatiste s’est terminée avec l’émergence d’un méga-syndicat baptisé Eurocorp, qui règne sur le monde grâce à ses puces corticales, qui maintiennent la population dans l’illusion d’une vie idyllique. Lorsqu’un virus informatique se met à provoquer le dysfonctionnement des puces, le réveil brutal à la réalité pousse de nombreux citoyens à prendre les armes pour se révolter contre la dictature d’Eurocorp. Dans le même temps, une secte nommé Eglise de l’Ere Nouvelle gagne rapidement en influence et entend bien disputer à Eurocorp la domination du monde.

Syndicate Wars propose deux campagnes, du côté d’Eurocorp et du côté de l’Eglise de l’Ere Nouvelle, dont les objectifs et les méthodes ne valent pas mieux que celles du Syndicat. Une troisième campagne était prévue, mettant en scène les Dévoyés, ces citoyens rebelles néo-anarchistes, mais elle fut abandonnée. On peut toutefois accéder à quelques niveaux de cette campagne fantôme en farfouillant dans les fichiers du jeu.

Syndicate Wars utilise une version modifiée du moteur 3D de Magic Carpet, qui sera réutilisée dans Dungeon Keeper. Les niveaux sont donc tout en 3D et proposent des paysages urbains riches et complexes, certaines cartes étant tout bonnement gigantesques. On retrouve toute la richesse du gameplay de l’original ainsi qu’une multitude de petits trucs et astuces, comme la possibilité de voler une ambulance pour accéder à des endroits cachés ou de plastiquer une banque pour se remplir les poches. En effet, quasiment tout dans Syndicate Wars est destructible, des véhicules aux lampadaires en passant par les buildings eux-mêmes.

Petit détail amusant, le jeu était sorti en partenariat avec l’éditeur américain Manga Entertainment. Du coup, dans le jeu, on peut voir de grands panneaux publicitaires diffusant la bande-annonce de Ghost in the Shell, le film de Mamoru Oshii.

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L’histoire de Syndicate Wars culminait par un final épique et apocalyptique qui laissait de nombreuses questions en suspens. Peut-être Bullfrog avait-il pour projet de recycler la campagne inachevée des Dévoyés dans un add-on… Mais à cause de l’échec commercial du titre aucune suite ne vit le jour. La guerre des syndicats s’est donc achevée sur cette note amère… pour l’instant.

retro_and_magic @ septembre 6, 2008

6 commentaires

  1. Alf septembre 10, 2008 @ 0:48

    Il me semble bien que le jeu était aussi sur Mac à l’époque (oui,oui je me souviens bien, j’y jouais sur mon Mac LC II !!)

  2. Kp octobre 6, 2008 @ 17:43

    Je n’ai toujours connu que ” de nom” cette licence. Et j’avoue que cet article donne envie. Beau boulot !

  3. grouik octobre 12, 2008 @ 10:38

    Bon moment passé sous Syndicate sur Amiga. Dur dur le dernier niveau au milieu de l’Atlantique si mes souvenirs ne me font pas faux bond.

  4. Ninja08700 octobre 30, 2008 @ 12:29

    Syndicate sont des très bon jeux.
    En ce moment je me fais Le Syndicate Wars qui est vraiment dur à terminer.
    EA a annoncé l’intention de refaire des version récente de syndicate …..DONC….Wait and See

  5. retro_and_magic octobre 30, 2008 @ 16:50

    A l’heure actuelle, ce ne sont que des rumeurs, EA n’a encore fait aucune annonce officielle.

    D’ailleurs au moment de la rédaction de ce RaM la rumeur commençait déjà à circuler qu’un nouveau Syndicate pourrait voir le jour, d’où ce “pour l’instant…” plein d’espoir à la fin :)

  6. PixelBoy décembre 8, 2008 @ 2:46

    La série des Syndicate, c’est le RTS ambiance CyberPunk comme on en a pas revu depuis. Je me souviens du premier épisode, la finesse des graphismes, l’ambiance … Que du bonheur.

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