Earthworm Jim : l’aventure cosmique pas piquée des vers
A la fin de l’année 1993, alors auréolé du succès d’Aladdin sur Megadrive, David Perry fonde Shiny Entertainment, emportant dans ses valises une partie des développeurs de Virgin Interactive. Pour financer sa nouvelle société, il signe un contrat avec Playmates Interactive Entertainment pour le développement de trois jeux, dont Earthworm Jim et Earthworm Jim 2.
EARTHWORM JIM - 1994 MEGADRIVE / SUPER NINTENDO / MEGA-CD / PC - SHINY ENTERTAINMENT / PLAYMATES
Jim est un ver de terre tout ce qu’il y a de plus banal qui un jour se prend sur la tête - faute d’un meilleur terme - une combinaison spatiale surpuissante qui le transforme en superhéros. Dès lors il va devoir sauver l’univers de la menace de l’immonde Reine Slug-for-a-Butt (”Cul-de-Limace”) et son laquais Psycrow. Mais avant d’arriver à la confrontation finale contre la reine, Jim va devoir parcourir de multiples planètes et affronter des méchants tous plus tordus les uns que les autres, comme Evil le chat sadique, le Professeur Monkey-For-A-Head, ou encore Major Mucus que Jim devra défier dans un périlleux saut à l’élastique au-dessus d’un bac de morve sulfurique. Les autres personnages étaient à l’avenant, à commencer par Peter Puppy, le pote canin de Jim qui se transforme en dangereux Hulk lorsqu’il est blessé, et la belle Princesse-What’s-Her-Name.
Le personnage et l’univers d’Earthworm Jim sont originellement issus de l’esprit dérangé du dessinateur de comics Doug TenNapel, qui travaillait comme animateur pour Virgin avant d’embarquer pour l’aventure Shiny. Le personnage d’Evil le chat, par exemple, est apparu dès 1991 dans une de ses BD. Doug TenNapel faisait également la voix de Jim.
Le style graphique barré de TenNapel a donné le ton, et la maestria du gameplay 2D de David Perry a fait le reste : Earthworm Jim a été un succès planétaire. Une édition spéciale du jeu est sortie sur Mega CD et PC qui proposait des graphismes plus fins, des musiques en qualité CD et surtout quelques niveaux supplémentaires par rapport à l’original
EARTHWORM JIM 2 - 1995 MEGADRIVE / SUPER NINTENDO / PC / SATURN / PLAYSTATION - SHINY ENTERTAINMENT / PLAYMATES
Plutôt que de pointer à l’ANPE après l’annihilation de son employeur dans le jeu précédent, Psycrow a décidé de s’emparer du trône en épousant la Princesse What’s-Her-Name. Evidemment Jim, qui en pince pour la belle, ne va pas laisser le corbeau maléfique arriver à ses fins et se lance à sa poursuite. Un périple qui une de fois de plus entraînera notre héros sur des mondes hostiles et délirants, avec à la clé un dénouement totalement absurde et hilarant.
La grande qualité d’Earthworm Jim 2 est son renouvellement permanent : chaque niveau propose un twist au niveau du gameplay. Certains stages ont particulièrement marqué les joueurs : ainsi le stage où Jim devient une salamandre et doit voler dans une sorte de labyrinthe intestinal s’achevant par un show TV, le stage de shoot em up en 3D isométrique ou encore celui où Jim doit sauver les chiots de Peter Puppy à l’aide d’un trampoline, au son de Funiculi, Funicula !
Après Earthworm Jim 2, Doug TenNapel quitta Shiny pour aller travailler chez Dreamworks sur la série des Neverhoods. Quant à Jim, il connut une jolie carrière à la télévision américaine dans une série animée restée inédite chez nous.
EARTHWORM JIM 3D - 1999 PC / NINTENDO 64 - INTERPLAY / ROCKSTAR
Développé sans la participation des créateurs originaux, Earthworm Jim 3D est clairement le ver de trop. Conçu par Interplay et porté sur N64 par Rockstar, à qui l’on doit la série des GTA, ce troisième épisode de Jim est un platformer 3D maladroit. Jim 3D n’est pourtant pas un ratage complet comme on a pu l’entendre dire, le jeu tient la route et l’humour est bien présent. Mais on est clairement loin de l’excellence des opus 2D.
L’univers d’Earthworm Jim 3D semble s’inspirer davantage de la série télévisée que des deux premiers épisodes vidéoludiques, ce qui est clairement visible au niveau du design des personnages. Après s’être fait écraser par une vache, Jim se retrouve dans le coma et va devoir remettre de l’ordre dans son inconscient au travers de quatre mondes : Mémoire, Bonheur, Peur et Illusions, avant l’affrontement final contre sa part de féminité, Earthworm Kim !
A noter que le jeu annonçait sur son packaging la présence du personnage d’Evil le chat qui au final n’est pas dans le jeu, son stage ayant été retiré au dernier moment pour pouvoir sortir le jeu et mettre un terme à trois ans de développement chaotique.
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Après bien des difficultés financières, l’éditeur Interplay a annoncé fin 2007 qu’il allait relancer son équipe de développement, leurs projets incluant entre autres une nouvelle suite à Earthworm Jim. Après tout, quand la compagnie est bonne, on n’est jamais contre un dernier ver…
A voir : le site de Doug TenNapel
retro_and_magic @ juin 14, 2008




Dommage que le blog ne soit plus mis à jour, et qu’il n’y est plus de nouveaux épisodes ?
A quand le grand retour ?
L’émission n’est pas arrêtée et on pourra continuer à la retrouver à la rentrée tous les mardis (à priori) sur Nolife. Quant au blog, il est principalement mis à jour quand j’ai un peu de temps (comme aujourd’hui, où j’ai rajouté trois articles)