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Weird Dreams

Retro and Magic

Bien avant l’invention du genre survival horror désignant des jeux tels que Alone in the dark, Silent Hill ou Rule of Rose, sortait en 1989 un jeu à l’ambiance inquiétante et surréaliste, qui aura marqué les joueurs qui s’y seront essayé… Ce jeu, c’est le bien nommé Weird Dreams…

WEIRD DREAMS - RAINBIRD SOFTWARE - 1989 - AMIGA / ATARI ST / COMMODORE 64 / DOS

Weird Dreams (Amiga)

Vers la fin des années 80, alors que la guerre entre atari & amiga bat son plein, la compagnie anglaise Rainbird Software sort Weird Dreams, véritable ovni vidéoludique, croisement improbable entre les œuvres surréalistes du peintre Dali et un film d’horreur des années 60… Aux commandes du projet, le programmeur James Hutchby, le designer Tony King, le musicien David Whittaker et l’artiste Herman Serrano, dont l’univers angoissant et morbide constituera la base de l’ambiance du jeu… Utilisé dans un premier temps comme un habillage animé pour l’émission de quizz téléphonique Motor Mouth à la télévision anglaise, le jeu sortira finalement dans le commerce sous la forme d’un jeu d’action – réflexion essentiellement basé sur l’adresse du joueur…

Dans « Weird Dreams », notre malheureux héros en pyjamas se nomme Steve. Suite à sa rencontre avec un démon ayant pris forme humaine et nommé ‘Emily’, Steve va se retrouver dans le coma et prisonnier de son propre subconscient… Chose rare pour un jeu vidéo, le personnage et l’intrigue étaient mis en place au travers d’une nouvelle de 64 pages, fournie avec le jeu… Concrètement, le joueur doit diriger Steve le long d’une succession de saynètes, trouver comment échapper aux créatures mortelles qui peuplent ces décors oniriques… et réussir à récupérer 3 fragments de matière grise, qui lui permettront de se réveiller…
Le danger venait souvent de là ou l’on l’attendait le moins et plusieurs joueurs se souviennent encore de la guêpe géante, des roses, de la petite fille au ballon ou encore du piano dirigé par un inquiétant pierrot… Les morts étaient nombreuses et souvent violentes… à chaque échec, le joueur se retrouvait en arrêt cardiaque sur la table d’opération… Lors de sa sortie américaine, le jeu se verra doté d’un (pseudo) guide d’aide thérapeutique … destiné a secourir les joueurs rebutés par la grande rigidité du jeu, au prix de frais virtuels de consultation… le synopsis du jeu devait, lui, être lu devant un miroir pour être décrypté…

Bien que très court et linéaire, la grande force de Weird Dreams réside de son ambiance oppressante sous un aspect faussement rassurant ; des objets communs tel qu’une porte ou une dinde rôtie y prenaient un aspect menaçant et mortel… De même, l’étrangeté de certaines créatures aurait certainement plu aux adeptes du docteur Freud… Bien que composé uniquement de 5 décors principaux, le jeu se permettait d’accorder beaucoup d’importance aux détails : des animations cachées, le rythme cardiaque qui s’accélère face au danger, ou encore les yeux fermés du sprite de notre héros, plongé en plein cauchemar… Si sa maniabilité perfectible et sa grande difficulté ne lui auront pas permis d’être un succès commercial, le jeu aura quand même réussi à toucher de nombreux joueurs par l’originalité des actions à accomplir… jusque dans l’activation de son cheat-code, où il s’agissait d’utiliser la touche ‘Help’ du clavier pour composer les lettres S. O. S. en code morse… (…—…)

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Weird Dreams (Dos)

Peu de temps après la sortie du jeu, la société Rainbird fut racheté par Microprose et le jeu suivant d’Herman Serrano, Atomic Lunch, ne vit malheureusement jamais le jour… A ce jour, Weird Dreams reste donc un jeu à l’ambiance unique que peu de joueurs auront réussi a terminer… pourtant au prix d’un peu de chance et de beaucoup de persévérance, il est possible d’en apprécier la fin… cruelle…

retro_and_magic @ mai 25, 2008

1 commentaire

  1. Hynd août 3, 2008 @ 2:06

    ça m’a vraiment donné envie de voir ce que ça donne. Dommage qu’il soit si vieux.

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