MDK
MDK est un nom qui fut au choix idôlatré ou honni par les joueurs. Issu des cerveaux dérangés de Nick Bruty et sa bande de joyeux lurons, qu’on pourrait qualifier “d’équipe B” de Shiny Entertainment, ce titre étrange et révolutionnaire inventait le jeu d’action 3D dans tout ce qu’il a de plus débile, bourrin et jouissif.
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MDK - 1997 PC - INTERPLAY / SHINY
Tout d’abord, il faut préciser que la signification exacte de l’acronyme MDK reste à ce jour inconnue. Il est communément admis qu’il s’agirait de Murder Death Kill, en français Meurtre, Mort et Tuerie. Tout un programme donc.
Dans un futur proche, le génial mais excentrique professeur Hawkins s’est retranché dans une station spatiale pour poursuivre ses expériences loin des quolibets dont l’affuble la communauté scientifique. Lorsqu’une armée d’extraterrestres belliqueux se lance à l’assaut de la Terre, le professeur décide d’intervenir en envoyant son malheureux domestique, Kurt Hectic, au combat. Kurt se voit pour l’occasion équipé d’une bobinaison révolutionnaire, sorte de costume moulant de latex noir, qui décuple ses capacités et le dote d’un arsenal dévastateur.
Chaque niveau de MDK ou presque suit le même schéma : à chaque fois qu’une cité mobile alien est détectée, Kurt est parachuté à son bord pour la réduire à néant. La plongée vers la moissonneuse géante est l’occasion de récupérer divers bonus et munitions supplémentaires en vue du carnage à venir. Puis commence le stage proprement dit.
MDK repose sur un équilibre bien dosé entre bourrinage intensif et petits puzzles. Par puzzle, comprendre que pour avancer, le joueur va devoir détruire des cibles bien précises en réfléchissant un minimum avant de presser la détente. Heureusement Kurt a à sa disposition le gadget le plus emblématique de MDK : un casque sniper lui permettant d’enchaîner les headshots avec une précision mortelle.
Parmi les armes débiles que le professeur parachutera régulièrement pour aider Kurt dans sa mission d’annihilation joyeuse, on citera la PPENDM, Plus Petite Explosion Nucléaire Du Monde, la Tornade en Kit, la Poupée Gonflante qui attire l’attention des ennemis, ainsi que Max. Max “Bones” est le chien cybernétique quadrumane du professeur Hawkins et permet d’effectuer des bombardements aériens au sein des rangs ennemis. Max jouera également un rôle plus direct dans les derniers niveaux, et notamment dans le combat final contre Gunta, le pachydermique leader alien.
A noter qu’il existe dans le jeu un bonus Earthworm Jim, autre célèbre mascotte de Shiny, dont l’effet est de faire pleuvoir des vaches sur les ennemis. Ce qui donne une assez bonne idée de l’ambiance générale de MDK.
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MDK 2 - 2000 PC - INTERPLAY / BIOWARE
Nick Bruty étant parti de Shiny pour fonder Planet Moon Studios et travailler sur son nouveau projet Giants : Citizen Kabuto, le développement de MDK 2 revient à Bioware. Alors auréolé du succès de Baldur’s Gate, Bioware change radicalement de style, en produisant cette suite fidèle et inventive au MDK original.
Kurt, Max et le professeur n’ont donc pas le temps de se reposer sur leurs lauriers puisque les aliens remettent le couvert avec la ferme intention de faire mordre ce trio d’empêcheurs de tourner en rond. Dès lors, ce n’est plus un mais trois personnages que le joueur va devoir contrôler alternativement au cours du jeu. On retrouve bien sûr Kurt dont le gameplay n’a pas changé d’un iota depuis le premier épisode, Max qui a la possibilité de tenir une arme dans chacune de ses pattes et le Doc dont les niveaux sont plus cérébraux et nécessitent de procéder à des associations d’objets débiles et rigolotes, du genre Grille pain + uranium = lance-toasts atomique. Logique. Les lettres MDK prennent donc un nouveau sens : M pour Max, D pour le Doc et K pour Kurt.
Comme MDK premier du nom, les stages sont d’une inventivité graphique permanente et proposent des paysages aliens où les lois de la physique de s’appliquent que par-dessus la jambe. Toute la dernière partie du jeu voit le théâtre de la bataille se déplacer sur la planète-mère des envahisseurs pour notamment un stage où Kurt est poursuivi par un gigantesque vaisseau. Un poursuite spectaculaire qui faisait pleurer les cartes graphiques de l’époque.
Paradoxalement, ce sont les stages de Max, dont l’objectif avoué est de défourailler sans complexe, qui se révèlent les plus frustrants vers la fin du jeu, en raison de passages de plates-formes purs et durs où le gentil toutou doit se déplacer en jet-pack. Le boss final du jeu, particulièrement bien trouvé, laisse le choix des armes et propose au joueur de le combattre avec son personnage préféré, ce qui change radicalement le déroulement du combat et débouche sur trois fins différentes.
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Bien que controversée, MDK reste une série phare dans le domaine du jeu d’action, grâce à ses multiples trouvailles de gameplay et surtout son humour explosif. Pour s’en convaincre, il suffit de terminer MDK, premier du nom. Après la scène finale, le joueur avait la surprise de découvrir un clip vidéo prenant place dans l’univers du jeu, mettant en image un groupe bien français, à savoir Billy Ze Kick. Mais si, rappelez-vous “Mangez-moi, mangez-moi !” En l’occurence, dans une touche de burlesque qui confine au génie, la chanson n’est autre qu’une reprise de “Non rien n’a changé” des Poppys. Tout commentaire supplémentaire serait superflu.
retro_and_magic @ mai 25, 2008

