Les jeux basés sur des groupes
Le jeu vidéo se trouve à la croisée de multiples média et univers, et en tant que tel il est parfois le sujet de mariages étonnants mais rarement heureux. Les joueurs savent par exemple que les adaptations de films en jeux (et vice-versa) sont souvent à éviter comme la peste. Plus rares, il existe des jeux basés sur de célèbres groupes de musique mais qui ne sont pas pour autant des jeux musicaux…
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AEROSMITH’S REVOLUTION X - 1995 SUPER NINTENDO / MEGADRIVE / SATURN / DOS - ACCLAIM / MIDWAY
La musique est une arme ! Dans un futur gouverné par le régime totalitaire de la Nation de l’Ordre Nouveau, avec à sa tête une vamp tout de latex vêtue nommée Headmistress Helga, le groupe Aerosmith représente le dernier symbole du libre arbitre. Lorsqu’ils sont incarcérés par Helga et ses séides, le joueur, armé de sa mitraillette lance-CD, part en croisade contre les partisans du NON -OK elle était facile- pour libérer la bande de Steven Tyler. Dans les faits, Revolution X est un jeu de tir bête et méchant, ou l’on se contente de tirer sur tout ce qui bouge à l’écran dans des niveaux tous plus laids les uns que les autres. Ce ne sont pas les personnages hideusement digitalisés ou les musiques qui répètent en boucle des samples de Eat the Rich, Rag Doll ou Sweet Emotion qui viennent sauver ce portage console raté d’un jeu d’arcade déjà peu reluisant. A noter qu’Helga était incarnée à l’écran par le mannequin Kerri Hoskins qui prêtait déjà ses traits à Sonya dans Mortal Kombat.
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QUEEN : THE EYE - 1998 PC - ELECTRONIC ARTS / QUEEN INTERACTIVE
Excessivement peu connu, même des fans les plus hardcores de Freddy Mercury, Queen the eYe n’a pas marqué les esprits pour une raison simple : il s’agit, et c’est bien triste, d’un ratage. On n’y incarne même pas Freddy, mais un certain Dubroc. Dans un futur orwellien, la population est asservie par un super ordinateur nommé l’OEil. Pour avoir accédé à des données confidentielles, Dubroc est condamné à mourir dans l’arène pour divertir cette IA sadique. Le rapport avec Queen ne saute donc pas aux yeux, haha. Au niveau du gameplay, on a affaire à une sorte de Resident Evil Kung-Fu. C’est-à -dire qu’on déplace son personnage en 3D dans des décors précalculés aux angles de vue fixes. Il n’est pas difficile de voir en quoi c’est une mauvaise idée, sachant que le combat au corps à corps est l’élément central du jeu, avec, promet le verso de la boîte, plus de 200 coups à maîtriser. Hélas, rien que la vitesse de rotation de Dubroc rend la plupart des combats injouables. Impressionnant graphiquement au moment des premières previews, le jeu se révélait finalement bien fade au moment de sa sortie, la faute à un interminable temps de développement. Sans grande surprise, la musique est le point fort du jeu, avec ses 5 CD comportant des versions instrumentales ou remixées des grands classiques du groupe. A noter que les remixes étaient l’Å“uvre de Joshua J. Macrae, du groupe The Cross fondé par le batteur de Queen Roger Taylor.
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KISS PSYCHO CIRCUS : THE NIGHTMARE CHILD - 2000 PC - GATHERING OF DEVELOPERS / THIRD LAW
KiSS Psycho Circus est avant tout le nom d’un album du groupe KiSS, qui a donné lieu à un comic book crée par Todd Mcfarlane, lui-même à son tour adapté en jeu vidéo par une équipe transfuge d’Ion Storm. Ouf. Kiss Psycho Circus, le jeu donc, met le joueur dans la peau des quatres “Anciens”, transpositions des quatre musiciens de KiSS : le Démon, le Starbearer, le King of Beasts et le Celestial. Chacun est associé à un plan élémentaire hanté par des hordes de créatures malfaisantes au design soigné. Le but du jeu est de reconstituer les quatre “super costumes” de KiSS afin de pouvoir accéder au Psycho Circus et empêcher la naissance d’une entité maléfique nommée l’Enfant Cauchemar. L’univers du jeu, à tendance gothique sous LSD, avec ses architectures tortueuses et ses monstres de foire, fait une grande part de son charme. Au niveau du gameplay, il s’agit d’un FPS extrêmement bourrin et fort divertissant, réminiscent des classiques comme Hexen, où les ennemis spawnent à un rythme infernal. Rien de révolutionnaire au final, mais l’ensemble se révèle bien conçu et plutôt rafraîchissant. Étrangement, le jeu ne propose quasiment aucun morceau de KiSS dans sa bande-son, à l’exception -encore heureux- du morceau Psycho Circus lui-même.
retro_and_magic @ mai 25, 2008


